Ciné-Ressources – Fiches personnalités

Carol Reed

Assistant réalisateur, Interprète, Auteur de l'oeuvre originale, Producteur, Réalisateur, Scénariste, Monteur


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Naissance
30 décembre 1906 à Putney, Grande-Bretagne
Décès
25 avril 1976 à Londres, Grande-Bretagne
Liens familiaux
Il est marié de 1943 à 1947 à l'actrice Diana Wynyard, puis à la comédienne Penelope Ward
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Formation

Après des débuts en tant qu'acteur, Carol Reed se dirige vers l'écriture en adaptant notamment les romans policiers d'Edgar Wallace pour le théâtre. Au début des années 1930, il se tourne vers le cinéma, d'abord comme dialoguiste puis comme assistant réalisateur.

Carrière au cinéma

Carol Reed se lance dans la réalisation en 1935. Il signe alors, et jusqu'à la guerre, des films à petit budget qui lui permettent de parfaire sa technique. Week-end (1938) et Sous le regard des étoiles (1939) connaissent un certain succès. Avec l'arrivée de la guerre, il entre à l'Army Kinematograph Unit, où il réalise plusieurs documentaires dont The New Lot (1942) et La Vraie Gloire (The True Glory, 1945). Parallèlement, il tourne Train de nuit pour Munich (1940), un film d'espionnage antinazi, et la biographie d'un homme d'Etat, Le Jeune Mr. Pitt (1942). Au sortir de la guerre, il réalise Huit Heures de sursis (1947) sur la traque dans les rues de Belfast d'un ancien militant du Sinn Fein qui s'apprête à abandonner la lutte. Avec Première Désillusion (1948), le réalisateur confirme sa maîtrise du suspense psychologique, mais c'est Le Troisième Homme (1949) qui lui vaut sa réputation internationale. Cette histoire sombre, située dans l'immédiat après-guerre, servie par l'interprétation d'Orson Welles et dont la musique d'Anton Karas fait le tour du monde, est couronnée du grand prix du festival de Cannes et du prix du meilleur film anglais en 1949. Après un adaptation du roman de Joseph Conrad Le Banni des îles (1951), le cinéaste renoue avec le film d'espionnage en 1953 avec L'Homme de Berlin. Devenu adepte des superproductions, il signe Trapèze (1956), avec Burt Lancaster, Tony Curtis et Gina Lollobrigida puis La Clé (1958), avec William Holden et Sophia Loren. En 1964, Carol Reed se lance dans un projet ambitieux : réaliser le portait de Michel-Ange (L'Extase et l'Agonie, 1965), joué à l'écran par Charlton Heston. Le film ne connaît que peu de succès, à l'inverse d'Oliver ! (1968), qui reçoit aux Oscars cinq récompenses. En dépit de cette réussite, sir Carol Reed tombe peu à peu dans l'oubli.

Prix

  • Meilleur réalisateur, 1969 au AMPAS - Academy of Motion Picture Arts and Sciences pour le film : Oliver!
  • Prix du public, 1956 au Internationale Filmfestspiele (Berlin) pour le film : Trapeze
  • Meilleur réalisateur, 1949 au New York Film Critics Circle Awards pour le film : The Fallen Idol

Ouvrages

  • Carol Reed / Brenda Davies. - London: British Film Institute, 1978
  • Carol Reed / Festival Internacional de Cine de San Sebastian. - Madrid: Festival Internacional de Cine de San Sebastian; Filmoteca Espanola, 2000
  • Carol Reed / Peter William Evans. - Manchester University Press, 2005
  • The director's approach to film making: Carol Reed / Catherine de la Roche. - London: BBC, 1947
  • The films of Carol Reed / Robert F. Moss. - Macmillan, 1987
  • The Man between: a biography of Carol Reed / Nicholas Wapshott. - London: Chatto and Windus, 1990

Périodiques

  • Avant-scène cinéma (L'), n° 379, mars 1989. Raymond Lefèvre; Claude Beylie, "Carol Reed, un cinéaste au carrefour des influences"
  • Film Comment, vol. 30, n° 4, juillet 1994. David Thomson, "Reeds and Trees"
  • Film Culture, vol. 3, n° 1, octobre 1956. Andrew Sarris, "Carol Reed in the context of his time (First part)"
  • Films and Filming, vol. 3, n° 12, septembre 1957. Andrew Sarris, "First of the Realists"
  • Films and Filming, vol. 4, n°1, octobre 1957. Andrew Sarris, "The Stylist Goes to Hollywood
  • Films in Review, vol. 10, n° 3, mars 1959. Marion Fawcett, "Sir Carol Reed"
  • Films in Review, vol. 33, n°7, août-septembre 1982. Gene D. Phillips, "Carol Reed"
  • Films of the Golden Age, n° 23, janvier 2001. William Hare, "Sir Carol Reed: the man behind The Third Man"
  • Focus on Film, n° 17, avril 1974. Michael Voigt, "Pictures of Innocence"
  • Positif, n° 478, décembre 2000. Yannick Lemarié, "Carol Reed: histoire (s) de malentendus"
  • Showreel, n° 11, mars 2006. Mark Lewis, "The Fourth Man"
  • Sight and Sound, hors-série, janvier 1951. Basil Wright, "The Director: Carol Reed"
  • The Picturegoer, vol. 19, n° 774, mars 1950. Stephen Watts, "The Fourth Man"
  • The Picturegoer, vol. 19, n° 775, mars 1950. Stephen Watts, "Carol Reed and Edgar Wallace"
  • The Picturegoer, vol. 19, n° 776, mars 1950. Stephen Watts, "Carol Reed... On the Way Up"
  • The Picturegoer, vol. 19, n° 777, mars 1950. Stephen Watts, "Reed Finds an Angle"
  • The Picturegoer, vol. 19, n° 778, mars 1950. Stephen Watts, "Carol Reed's Way with the Stars"

Longs métrages

en tant que : Réalisateur

1959 Our Man in Havana
Notre agent à la Havane
Carol Reed
1964 Agony and the Ecstasy (The)
L'Extase et l'agonie
Carol Reed

en tant que : Producteur

1959 Our Man in Havana
Notre agent à la Havane
Carol Reed
1964 Agony and the Ecstasy (The)
L'Extase et l'agonie
Carol Reed