Guy Bedos
Interprète, Scénariste, Dialoguiste, Auteur de l'oeuvre originale

Naissance
15 juin 1934 à Alger (Algérie)

Formation

Peu d'attirance pour les études et, certainement déjà, un don pour le spectacle incitent Guy Bedos à entrer au Centre d'art dramatique de la rue Blanche à Paris en 1952. En 1954, s'il échoue aux portes du Conservatoire, il est repêché par Jacques Charon qui lui offre une tournée de sept pièces au Moyen-Orient. L'année suivante, Guy Bedos cumule les emplois au théâtre, au cabaret (La fontaine des quatre saisons, la Galerie 55) et fait une première apparition au cinéma dans Futures vedettes. Mais ce sont les planches qui lui offrent ses premiers succès : Monsieur Chasse, Le mari ne compte pas, Les pas perdus et Bon week-end, monsieur Bennet.

Carrière au cinéma

Parallèlement à ses succès de théâtre, Guy Bedos fait des incursions au cinéma dans Les tricheurs (1958) de Marcel Carné et dans Sacrée jeunesse (1958) d'André Berthomieu. En 1959, Jacques Poitrenaud le met en scène dans La revenante, puis Jean Renoir lui offre plusieurs rôles, notamment dans Le caporal épinglé (1962). En 1963, l'écriture chatouille Guy Bedos et, pendant qu'il fait rire la France entière avec des sketches télévisés, il rédige le scénario de Dragées au poivre dont il est également l'interprète. Au succès de la scène s'ajoute bientôt celui du cinéma avec Les copains (1964) d'Yves Robert. Homme de scène, fort en gueule et cynique, Guy Bedos mène une carrière tambour battant au théâtre comme au cinéma, genre dans lequel il s'adonne à des personnages tendres, maladroits, bousculés, malmenés par la vie. En 1976, Yves Robert le met de nouveau en scène dans une des grandes comédies françaises de l'époque, Un éléphant, ça trompe énormément où Guy Bedos interprète un juif pied-noir gouailleur et persécuté par sa mère. Le succès est reconduit l'année suivante avec Nous irons tous au paradis (1977).

Autres activités

Homme de spectacle et homme de théâtre, ce sont surtout les planches qui ont fait le succès de Guy Bedos, d'abord en duo avec Sophie Daumier puis, après leur divorce, en solo. En 1986, il décortique l'actualité politique avec ingéniosité et cynisme dans Bedos fait son Cirque d'hiver (1986).
Il est l'auteur de plusieurs ouvrages : Je craque (1976), En attendant la bombe (1980), Petites drôleries et autres méchancetés (1989).

Courts métrages

en tant que : Interprète

1960 Revenante (La) Jacques Poitrenaud
1996 Un homme est tombé dans la rue Dominique Roulet

Longs métrages

en tant que : Scénariste

1963 Dragées au poivre Jacques Baratier

en tant que : Auteur de l'oeuvre originale

1963 Dragées au poivre Jacques Baratier

en tant que : Dialoguiste

1963 Dragées au poivre Jacques Baratier
1964 Bonne occase (La) Michel Drach

en tant que : Interprète

1954 Futures vedettes Marc Allégret
1956 Ce soir les jupons volent Dimitri Kirsanoff
1956 Courte tête Norbert Carbonnaux
1958 Sacrée jeunesse André Berthomieu
1958 Tricheurs (Les) Marcel Carné
1959 Millième fenêtre (La) Robert Ménégoz
1960 Ce soir ou jamais Michel Deville
1961 Caporal épinglé (Le) Jean Renoir
1962 Empire de la nuit (L') Pierre Grimblat
1963 Dragées au poivre Jacques Baratier
1963 Soupe aux poulets (La) Philippe Agostini
1964 Aimez-vous les femmes ? Jean Léon
1964 Copains (Les) Yves Robert
1966 Sept hommes et une garce Bernard Borderie
1969 Appelez-moi Mathilde Pierre Mondy
1969 Pistonné (Le) Claude Berri
1971 Oeuf (L') Jean Herman
1971 Pouce Pierre Badel
1974 Jardin qui bascule (Le) Guy Gilles
1976 Un éléphant ça trompe énormément Yves Robert
1977 Nous irons tous au paradis Yves Robert
1978 Même les momes ont du vague à l'âme Jean-Louis Daniel
1984 Réveillon chez Bob Denys Granier-Deferre
1985 Sauve-toi Lola Michel Drach
1987 Il est génial papy Michel Drach
1991 Bal des casse-pieds (Le) Yves Robert
1991 Contre l'oubli : Alexandre Goldovitch (URSS) Patrice Leconte
2003 Clefs de bagnole (Les) Laurent Baffie
2005 Jungle (La) Matthieu Delaporte
2006 Survivre avec les loups Véra Belmont
2010 Et si on vivait tous ensemble ? Stéphane Robelin
2010 Moi, Michel G., milliardaire, maître du monde Stéphane Kazandjian